JULES LEBOEUF
Né à Beauharnois le 18 février 1933, marié à Claudette Monnière et père de Johanne et Jean-Guy Leboeuf.
L’histoire d’amour qui unit Lebœuf aux courses de bateau débute en 1960. Sa carrière commence sur le lac St-Louis à bord d’un hors-bord type course, un ben hur alky avec un moteur 44 pouces cube.
Sa première victoire est célébrée à Chambly, en 1960, lors de sa première apparition à une régate organisée.
De 1960 à 1966, Leboeuf conduit six hors-bords dans lesquels il engloutit des milliers de dollars au grand désespoir de son père Clovis âgé à l’époque de 81 ans.
En 1961, Jules remporte sa première victoire dans la classe racing hors-bord.
En 1962, il est victime d’un accident spectaculaire aux régates de Valleyfield : le bateau est une perte totale.
En 1963- 64 les hydroplanes (inbord) avec un moteur intérieur commencent à sillonner le circuit des régates motorisées.
Ces embarcations, plus bruyantes et plus performantes, attirent si bien l’attention de Jules qu’en 1967, il fait ses débuts en classe 280 au volant du Miss Beauharnois, construit par Gérard Longtin. Le moteur, un Dodge 273po.cu, est alors fignolé par Jean-Paul Perrault. C’est ce même bateau qui servira de bateau-école à Leboeuf en classe 280.
À sa deuxième régate, soit le championnat mondial tenu à Valleyfield dans le cadre de l’expo 67, Jules obtient une 3e position aux qualifications en classe 280 (sur un total de 34 bateaux).
En 1968 Jules, n’étant pas satisfait du comportement de son miss Beauharnois dont le modèle est dépassé, décide de contacter Henry Lauterbach pour lui commander le futur Boomerang qui se construira en 1969.
En 1970, Leboeuf remporte le championnat national américain avec son Boomerang classe 280 à Ypsilanti tout près de Détroit : une première dans l’histoire de L’APBA. C’est d’ailleurs à ce moment que lui apparaît le surnom BIG FOOT donné par les Américains qui sont fortement impressionnés par les exploits du québécois.
L’année suivante, il établit un nouveau record canadien de vitesse : 74.5 milles/h lors des régates de St-Félicien.
Durant ces deux années, il reporte la palme lors des régates de Valleyfield.
En 1971, il décroche le championnat des points pour la C.B.F. ainsi que pour l A.P.B.A qui le décerne champion national des États-Unis.(1971-72).
En 1973, il poursuit avec son Boomerang dans la classe tout en tentant également sa chance dans la classe 5 litres avec son Zoomerang : en vrai vainqueur, il dominera dans les deux catégories!
En 1969, survient son pire cauchemar lorsque son moteur s’arrête à 500 pieds de la ligne d’arrivée lors des régates de St-Petersburg…Quelle frustration!
En trois saisons, Leboeuf inscrit le record mondial de vitesse, soit 90.726 milles/h, lors des régates de St-Félicien avec son Zoomerang; le Zoomerang de classe 5 litres de Jules compétitionne même contre les embarcations grand prix; Leboeuf est le premier Campivallensien à gagner l’épreuve Molson invitation.
Par la suite, assoiffé de vitesse, Leboeuf décide de se commander un « vrai bateau » de classe Grand-Prix qu’il appelle le Boomerang H 155. Grand gagnant de l’invitation Molson de 1976, le Boomerang grand prix file à plus de 170 Miles/h.
En 1977, ce n’est pas sans peine que Jules Lebœuf voit partir le Boomerang dont est si fière toute la région… L’hydroplane 7 litres devient le Advance united : Jules prend sa retraite…
…jusqu’en 1979 où il fait un retour au volant du Désourdy dans la classe 5litres lors des régates de Valleyfield.
En 1980, Leboeuf se faire rebâtir un grand prix qui portera le nom de Leboeuf G.P 155. Il en prendra possession à la fin de l’année 1980.
En 1981, il fait la pluie et le beau temps en classe grand prix avec le GP 155 et il gagne le championnat canadien.
Toujours, en 1981, Lebœuf devient le seul coureur du monde des régates à gagner un meritas sportif et est couronné athlète québécois de la décennie.
1982 ne s’avérera pas une bonne année pour Leboeuf : lors des régates de St-Timothée, il frôle la mort dans son GP 155, en faisant un 360 degré dans les airs à une vitesse folle de 200 miles/h. Après son accident, il affirme que s’en est fini et qu’il ne deviendra pas propriétaire d’un autre bateau!
3 mois plus tard, Leboeuf achète le Golden Nugget. Dépassant 1000 victoires en carrière, il lui donne le numéro 1001.
Quatorze mois plus tard, Leboeuf a un autre accident lors des régates de Valleyfield : encore une perte totale du côté du bateau! (1984).
En 1985, il annonce de nouveau son retour avec une nouvelle embarcation. Sa nouvelle embarcation s’appelle alors le Schenley O.F.C.
En 1986, à l’âge de 53 ans, après 26 ans de compétition, il accroche finalement son casque. Terriblement déçu de ne jamais avoir gagné le grand prix de Valleyfield, il cède alors son volant à Jean-Pierre Lessard, en 1987.
En 1988, Leboeuf fait piloter son ami Howie Bens qui remporte les régates de Valleyfield ainsi que le titre de champion mondial.
En 2005, il est admis au Temple de la renommée de la Fédération Nautique du Canada et les Régates de Valleyfield décerne un trophée en son nom : le Trophée Jules-Leboeuf sera dorénavant décerné au vainqueur de la catégorie 5 litres.
Pour nous, Jules’’ the foot’’ Leboeuf restera à toujours le plus grand pilote de l’histoire des régates.
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